HOMMAGE A MARIAMA BA

Publié le par THIERNO LY

 

 

 

 

 

 

 

 

L’EMANCIPATION DE LA FEMME :

 

LE CAS D’UNE SI LONGUE LETTRE DE MARIAMA BA

 

MERCREDI 26 AVRIL 2006

 

QUAI DES ARTS – SAINT-LOUIS

 

Présenté par Thierno Ly Professeur de Lettres modernes

Lycée Cheikh Omar Foutiyou Tall – Saint-Louis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

INTRODUCTION

Il y a deux ans, la cellule pédagogique du CEM André Peytavin m’avait demandé de porter une réflexion critique sur Une si longue lettre de Mariâma Bâ. J’avais alors dit toute ma peine d’avoir trouvé une brèche, même subjective, dans cette œuvre admirablement et inéluctablement engagée pour la défense des droits élémentaires de la femme, pendant longtemps bafoués. Aujourd’hui, il me revient de porter une analyse sur un thème aussi important et récurrent dans une si longue lettre, c’est-à-dire l’émancipation de la femme. Pour cela, je voudrais d’abord vous dire que je n’ai pas la prétention de vous présenter un travail exhaustif, mais il s’agit surtout pour moi, avec humilité, de poser des jalons d’une réflexion qui aurait, peut-être, le mérite d’avoir ouvert des axes d’analyse, voire de recherche. Ainsi, ma démarche s’articulera autour de la définition de l’émancipation de la femme, son origine et sa sémantique, et de ses manifestations dans la relation épistolaire de Ramatoulaye à Aïssatou. Il s’agira surtout de s’interroger sur les réactions psychologiques de la femme par rapport à la situation politique et sociale qui l’environne ; ses rapports aux hommes auxquels la société a conféré des pouvoirs démesurés qui les mettent socialement au-dessus de la femme. Mais permettez-moi d’abord de m’attarder, un peu, sur la sémantique de l’émancipation de la femme.

 

I.                   LA SEMANTIQUE DE L’EMANCIPATION DE LA FEMME

 

L’émancipation, pour peu qu’on essaye de lui trouver une définition, peut être mise en rapport avec le féminisme auquel elle est étroitement liée ; car tout au début de la prise de la parole par la femme, il y avait d’abord le féminisme.

1. Essai de définition

Le féminisme est, d’abord et avant tout, un mouvement idéologique progressiste, conceptualisé au 19ème siècle par Fourier et Alexandre Dumas fils, et soutenu par les partis marxistes et socialistes. Léon Abensour le définit au 20ème siècle comme un « cas d’aspiration collective vers l’égalité »1. Néanmoins, cette aspiration collective des femmes ne trouve son aboutissement que dans leurs rapports aux hommes, qui se fondent sur la dualité : Egalité et différence des sexes, qu’elles tentent de transcender dans le domaine surtout économique. A ce propos Geneviève Fraisse pense :

« S’il y a égalité de principes juridique et politique, il existe aussi dans le discours féministe une réflexion sur la pertinence de cette notion, eu égard à la différence des sexes »2.

Or dans une si longue lettre, même si le problème du féminisme – je veux dire l’émancipation de la femme – ne se pose pas par l’affrontement des sexes, il reste vrai que la quintessence thématique de l’œuvre, la vraie raison des échanges épistolaires entre Ramatoulaye et Aïssatou apparaissent sous l’angle des rapports heurtés entre les personnages féminins et masculins : Ramatoulaye et Modou, Aïssatou et Mawdo, Jacqueline et Samba Diack. En effet, la narratrice explique.

« Mon drame survient trois ans après le tien.[…] le drame prit racine en Modou même, mon mari ». (p.54.Chap.13)

On pourrait aussi mieux comprendre l’émancipation de la femme à travers l’évolution du mouvement féministe.

2. Evolution du mouvement féministe 

Déjà au 17ème siècle, le militantisme féminin commençait à se développer, avec le cercle des « femmes savantes » qui, selon Jacqueline Aubenas :

« […] du fond de leur ruelle, en compagnie de quelques beaux esprits, posaient les principes de l’égalité des sexes, des droits à l’instruction et aux plaisirs »3.

Un pas majeur venait d’être franchi, dans une société encore conservatrice, en faveur de l’émancipation de la femme par l’affirmation de ses droits les plus élémentaires, même si la notion d’égalité ou de parité n’est pas encore prononcée.

Au 18ème siècle, plus précisément lors de la révolution française de 1789, des femmes firent pression sur le roi, et rédigèrent avec Olympe de Gourges Les droits de la femme et de la citoyenneté en 17 articles.

A partir du 19ème siècle, notamment en 1830, le Saint-simonisme (4) reprend à son compte toutes les aspirations de la femme, c’est-à-dire, « l’égalité juridique et politique […], la promotion économique, la justice sociale, […] ».

Cependant les interrogations des femmes sur leurs relations aux hommes prennent surtout forme au 20ème siècle avec les écrits inédits de Simone de Beauvoir et de Betty Friedan, qui favorisèrent la résurgence du mouvement féministe après plusieurs années de mutisme.

Ces mêmes droits sont subrepticement repris dans Une si longue lettre, dès lors qu’il apparaît dans le discours de Ramatoulaye une nette volonté de s’émanciper de la tutelle de Modou, à défaut de rompre. C’est donc une prise de conscience, une nécessité de s’affirmer et de prendre la parole après dit-elle « trente années de silence ». Rappelons-nous ces quelques mots qu’Aïssatou adresse à Mawdo, son mari :

« […] le règlement intérieur de la société avec ses clivages insensés. Je ne m’y soumettrai point » (p.50, chap.12).

Cette révolte qui couve en elle, est bien la même qui lacère son amie et, qui la pousse à une position « avant gardiste » en faveur de l’émancipation de la femme. En effet, le rejet implicite de la tradition polygamique traduit son aspiration et ses velléités d’arriver à un progrès social qui dépasserait certaines considérations stéréotypées de la société sénégalaise, qui donnent des raisons à l’homme d’assujettir la femme.

Ce qui revient à dire que l’émancipation de la femme, quoiqu’on en pense, se fonde d’abord et avant tout, sur la dualité : femme / homme. Voyons à présent comment Mariâma Bâ la traduit dans son œuvre.

 

II.                L’EMANCIPATION DE LA FEMME DANS UNE SI LONGUE LETTRE

Comme Aimé Césaire le suggérait à propos du nègre, on peut dire que la femme se découvre femme au comble de l’humiliation et de l’assujettissement. En effet, dans Une si longue lettre, Mariâma Bâ, aurait-elle pris conscience de sa situation, si Modou ne l’avait pas humiliée en se mariant avec l’amie de sa propre fille ? Aurait-elle répondu par cette si longue correspondance où elle tente de noyer sa douleur, à Aïssatou qui, elle aussi, avait fini de lui confier la sienne ? Pourquoi avait-elle rappelé à Aïssatou l’histoire de Jacqueline ?

Autant d’interrogations dont les réponses se trouvent dans l’expérience commune de ces trois personnages féminins qui partagent la même humiliation dans l’œuvre. C’est donc le début d’une prise de conscience et de la parole : « cette fois, je parlerai », dit Ramatoulaye (p.85, chap.18). Une parole qui devient incisive, virulente et acerbe, et qui accuse les hommes sans complaisance. La narratrice explique comment elle se défend face à trois notables : Tamsir, Mawdo et l’Imam de la mosquée ; elle affirme :

« Ma voix connaît trente années de silence, trente années de brimades. Elle éclate violente, tantôt sarcastique, tantôt méprisante » (p.85, chap.18) ; plus loin, elle ajoute : « je prends ainsi ma revanche sur un autre jour (…) » (p.86, chap.18)

Oui ! Mais quel autre jour ! C’est celui où ces mêmes hommes, aux déclarations pleines de « fatuité », étaient venus lui annoncer ostentatoirement l’humiliation que Modou lui avait infligée. Il faut dire que l’émancipation de la femme se traduit dans le texte de Mariâma Bâ par un besoin de se libérer du joug masculin. L’image et l’idée de la femme -  objet, que les hommes ont entretenues naturellement, deviennent caduques. En réalité pour Mariama Ba :

« La femme ne doit plus être l’accessoire qui orne, l’objet que l’on déplace, (…) » (p.90, chap.19).

C’est une invitation, non seulement à une évolution des mentalités, mais aussi une injonction faite aux femmes, pour qu’elles sortent de leur mutisme, de leur passivité, en s’engageant résolument dans le  combat de l’émancipation. En fait, les exemples de Ramatoulaye, Aïssatou et Jacqueline ne sont que de simples subterfuges pour dénoncer « (…) le cas de bien d’autres femmes, méprisées, reléguées, ou échangées, dont on s’est séparé comme d’un boubou usé ou démodé » (p.62, chap.14).

C’est parce qu’elle a compris que l’homme,  pour mieux garder son ascendance sur le femme, n’a jamais et ne cessera jamais de la négliger. Il incombe donc à Mariama Bâ de prendre la parole et de la transmettre aux autres femmes privées d’opinion et de liberté, elle dit à juste titre :

« Je mesure, aux regards étonnées, la minceur de la liberté accordée à la femme » (p.76, chap.16).

Ainsi les femmes n’ont d’autres alternatives que de se regrouper en association pour former des groupes de pression. N’est-ce pas ce que préconise Daba quand elle dit :

« Je préfère mon association (…)où nous sommes utilisées selon nos compétences dans nos manifestations et organisations qui vont dans le sens de la promotion de la femme » ( p.108, chp.22).

Sous le même registre, la narratrice note :

«  Les irréversibles courants de libération de la femme qui fouettent le monde ne me laissent pas indifférente. Cet ébranlement qui viole tous les domaines, révèle et illustre nos capacités » (p.129, cap 28)

Elle s’inscrit dés lors dans une logique de confrontation, car l’émancipation signifie finalement libération, voire liberté totale, notamment lorsqu’elle affirme que » chaque femme fait de sa vie ce qu’elle souhaite »( .128, chap.27 ). L’émancipation passe alors d’une simple prise de conscience et de la parole à un véritable engagement, c’est-à-dire, l’affirmation de soi ou la conquête de nouveaux espaces.

III. L’affirmation de Soi ou La conquête de nouveaux espaces :    De L’émulation à la substitution à l’homme

La prise de conscience n’a d’impact que lorsqu’elle débouche sur l’action, l’engagement. L’émancipation procède justement de cela, de cette capacité de la femme à dire non, à porter un regard critique sur son environnement, et à aller vers la conquête des espaces nouveaux, autres que la maison. La femme, dans l’approche de Mariama Bâ doit émuler, même s’il faut quelle se substitue à l’homme dans certaines tâches.

 

  1. Le Besoin d’émulation : la conquête de l’espace politique

Sous représentée, la femme doit reconquérir, pour s’affirmer, certains espaces comme l’espace politique. Or, si dans la République, Platon définissait la politique comme l’art de bien gérer la cité, la femme a donc besoin de s’engager dans l’espace politique pour se faire une bonne place dans la cité. C’est ce que la narratrice a compris en disant à propos de la sous représentation des femmes à l’assemblée nationale :

« Quatre femmes, Daouda, quatre sur une centaine de députés. Quelle dérisoire proportion ! Même pas une représentation régionale » (p.88, chap.19).

Elle annonce, sans l’affirmer, ce qu’aujourd’hui on appelle la parité dans l’espace politique. Qui plus est, elle incite les autres femmes à l’émulation et à l’élitisme dans une société, encore conservatrice, où elles sont obligées de conquérir et de gagner leur place. En vérité, seules leurs compétences et leur valeur peuvent les hisser au sommet de la hiérarchie sociale. Hélas ! Le constat est que la femme au début des années 80 ne milite pas encore massivement pour sa promotion politique. Et Mariama Bâ de s’interroger :

« Presque vingt ans d’indépendance ! À quand la première femme ministre associée aux décisions qui orientent le devenir de notre pays ? Et cependant le militantisme et la capacité des femmes, leur engagement  désintéressé ne sont plus à démontrer. La femme a hissé plus d’un homme au pouvoir » (pp.86-90, chap.19).

Même si l’action politique est un pari redoutable pour la femme, elle doit s’y engager au nom de sa propre formation et éducation. Dans Une si longue lettre, le pari de Mariâma Bâ n’est pas de bousculer les hommes mais d’arriver à introduire la femme dans un espace où elle est jugée « (…) non en fonction du sexe, mais des critères de valeur » (p.90,chap.19). Or, cette ambition n’est réalisable que dans le recul de l’hégémonie politique des hommes auxquels les femmes devront essayer de se substituer, au moins dans l’espace social.

2- LE DEVOIR DE SUBSTITUTION : la conquête de l’espace social

L’importance et la puissance de la femme ne peuvent être mesurées qu’à l’échelle sociale ; c’est surtout dans la gestion de la famille qu’elle peut commencer à s’émanciper de la tutelle de l’homme que les traditions africaines ont intronisé en chef de famille. Il se pose ainsi la question de la limite des prérogatives de la femme dans la famille, considérée comme un maillon essentiel de la société. En effet, son rôle s’est limité, pendant longtemps, à des tâches ménagères, dites secondaires. Actuellement, elle tend à une prise en main de plusieurs charges qui étaient du ressort de l’homme. C’est pourquoi Ramatoulaye, humiliée et abandonnée, se substitue à Modou et lui prend sa place dans sa famille. N’est-ce pas là une belle conquête d’un espace social : la famille, rendue, certes, possible par la force des évènements, mais par l’aspiration à une indépendance intellectuelle et matérielle. Elle assume avec abnégation et courage, comme c’est le cas de son amie, Aïssatou, la tâche de l’homme au foyer ; tout lui revient :

« L’achat des denrées alimentaires de base me mobilisait toutes les fins du mois, (…) Mon cerveau s’exerçait à une nouvelle gymnastique financière. (…) les dates extrêmes de payement des factures d’électricité ou d’eau sollicitaient mon attention. J’étais souvent la seule femme dans une file d’attente » (p.76, chap.16).

En s’arrogeant ainsi tous les obligations du père de famille, elle a voulu, sans doute en plus de le remplacer, affirmer tout le sens de son combat qui repose sur la libération de la femme sénégalaise et du monde, encore prise dans l’engrenage de la soumission à l’homme. Elle s’attaque et conquiert un symbole, celui de la direction de la famille à laquelle les hommes tiennent tant. Mais comment la femme pourra-t-elle arriver à une indépendance intellectuelle et matérielle ? Sans doute par le travail et l’instruction ; En effet :

« la femme qui travaille a des charges doubles, aussi écrasantes les unes que les autres, lorsqu’elle ne travaille pas, elle peut assumer volontiers la tâche immense effectuée à l’ombre, pour la promotion de l’homme : Pour tout dire, affirme-t-elle, la réussite de chaque homme est assise sur un support féminin » (p.83, chap.17).

C’est, peut-être, ce qui a motivé la forte présence des personnages féminins dans l’œuvre. Les hommes sont relégués au second plan, hormis Modou ; Elle se contente seulement d’évoquer leur cupidité, leur hypocrisie, voire leur imposture, comme si elle cherchait à les affaiblir pour une humiliation à rebours qui sonnerait comme une vengeance. Il n’est plus question de céder à l’homme l’espace social, ni une autorité suprême ; la femme ne doit plus accepter de courber l’échine en acceptant en silence le pouvoir de l’homme qui la brime. Elle va même plus loin en rejetant toutes les mains d’hommes qui tentent de lui tendre une perche, même celle de Daouda qu’elle estime tant ; Elle a choisi pour apaiser son cœur et reprendre le cours de l’existence de se confier à une femme, son amie. Pourtant l’émancipation qu’elle prône n’est pas démesurée.

IV.        L’EMANCIPATION : une ambition mesurée chez Mariama Ba

Même si le texte de Mari            âma Bâ a eu le mérite de bousculer les mentalités et les consciences, par ses prises de position en faveur de la femme, il demeure clair qu’elle les exprime dans la mesure de certaines contraintes sociales et, même culturelles, acceptées et acceptables. Pour elle, s’émanciper, c’est d’abord prendre conscience de ce que la femme est, et doit être, avant ce qu’elle se fait. Naturellement, en se réalisant par la conquête de certaines libertés, elle doit tenir à l’équilibre de la société. Cela, Mariama Ba l’a fort heureusement compris ; Elle affirme par la voix de sa fille Daba :

« le pouvoir de décision restera longtemps encore aux mains des hommes (…) » (p.107, chap.22)

Ce n’est ni une résignation, encore moins un aveu d’impuissance de sa part, mais il s’agit plutôt de reconnaître, avec la force de l’humilité, la valeur de l’homme dans la société, pour mieux lui faire accepter l’émancipation de la femme, en faisant évoluer son esprit. Elle pose, en même temps, l’émancipation comme un problème de complémentarité de l’homme et de la femme, et non de confrontation :

« Je reste persuadé de l’inévitable complémentarité de l’homme et de la femme » (p.129, chap.28).

En mesurant les passions démesurées de certaines femmes qui cherchent à se libérer coûte que coûte de l’homme, Mariâma Bâ, contrairement à ce qu’on pourrait penser, conçoit l’émancipation non pas comme une exigence des temps modernes – car tout n’est pas recevable dans le modernisme – mais une évolution contrôlée des mentalités nécessaires à l’équilibre de la société. Pour cela, Ramatoulaye se confie à Aïssatou en ces termes :

« J’eus tout d’un coup peur des affluents du progrès (…) le modernisme ne peut donc être sans s’accompagner de la dégradation des mœurs » (p.112, chap.23).

La femme peut donc s’émanciper, assimiler les progrès du modernisme, se les approprier même, mais sans s’assimiler, encore moins se dissimiler et dissoudre ses propres valeurs dans le progrès. Voilà comment elle condamne la mauvaise image de l’émancipation importée de la mode occidentale :

« Je jugeais affreux le port du pantalon. (…). Le pantalon fait saillir les formes plantureuses de la négresse ; (…) Mais j’avais cédé à la ruée de cette mode qui ceignait et gênait au lieu de libérer » (p.112, chap.23)

 

A présent, permettez-moi de m’arrêter, sans conclure pour ne pas clore un débat que j’ai eu l’honneur d’introduire. Il me reste simplement à répondre à la question qui m’avait permis de suspendre l’analyse critique d’une si longue lettre, il y a deux ans : Mariama Bâ avait-elle cessé d’être femme en se faisant féministe ? Je peux en toute tranquillité dire NON !

 

Publié dans littérature africaine

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yacine diallo 02/07/2015 18:09

j sui trés content de vous Mr Ly

yacine diallo 02/07/2015 18:07

c'est trés important

aminata sall 27/03/2012 19:23

je suis fiere de toi thierno.une si longue lettre me rappelle beaucoup de souvenir qui me font pleurer

mamadou sow 21/04/2015 15:04

C'est tres bien fait M
r LY

seydou sow 05/10/2011 20:48


j apprecie du fond du coeur le professeur thierno ly et j aimerai k il devienne mon professeur de francais en terminal mais dieu a decide autrement


modou ndiaye 24/02/2011 17:58


ce travail est bien fait