Une Si Longue Lettre, MarIama Ba

Publié le par thierno ly professeur de français et doctorant à l'USL

 


 Lecture Critique d'une Si Longue Lettre: De l'Objectivité à la Subjectivité d'une Narration

Au terme de la lecture d’une si longue lettre, beaucoup de lecteurs ont été pris sans doute dans la pseudo-certitude d’avoir lu un récit qui se distingue par une empreinte idéologique infaillible conçue par un esprit fort, engagé et objectif. Qu’elle n’a été notre surprise lorsque dans une perspective lyrique - qu’on peut noter pour peu que nous fassions une lecture critique d’une si longue lettre – la narratrice laisse s’exprimer ses sentiments profonds par la nature confidentielle d’une relation épistolaire. Notre surprise est d’autant plus grande que ce qui apparaît comme un récit objectif et engagé souffre en réalité de contradictions récurrentes, dès lors que la narratrice est partagée entre le combat idéologique et ses faiblesses sentimentales. La conséquence immédiate qui découle de ce constat c’est que la narration malgré son objectivité apparente est profondément marquée par la subjectivité de la narratrice. Notre objectif consiste alors à tenter de répondre à l’interrogation, quelles critiques peut-on formuler contre une si longue lettre de Mariama Bâ ? Il s’agit plutôt, à notre avis, d’explorer du côté des manifestations de la subjectivité dans l’œuvre, la seule brèche qui semble s’ouvrir à l’opportunité de toute critique. Nous avons choisi donc de porter notre réflexion sur la subjectivité lyrique et celle du langage, ainsi que le paradoxe thématique dans Une si longue lettre. Mais auparavant permettez-nous de clarifier le concept de lyrisme et comment peut-on l’appliquer à la prose d’une si longue lettre.

Il faut dire qu’à l’origine le terme lyrisme est inhérent à la poésie. Cependant avec l’interpénétration des genres qui ne connaissent plus de frontière, le lyrisme est souvent appliqué au théâtre, et plus précisément à la prose pour le cas qui concerne notre communication. A ce sujet, Hegel explique :

« Ce dont il s’agit en effet avant tout, c’est l’expression de la subjectivité comme telle de son contenu propre, de l’âme des sentiments »[1]

Cette définition nous interpelle à plus d’un titre, à partir du moment où le lyrisme tel que conçu par Hegel exprime par excellence la subjectivité de l’écrivain. Ce qui nous amène à montrer la relation entre la subjectivité et le lyrisme dans une si longue lettre.

LA SUBJECTIVITE LYRIQUE DANS UNE SI LONGUE LETTRE

Le lyrisme dans une si longue lettre n’est plus à démontrer ; en effet dès l’incipit de sa relation épistolaire, Ramatoulaye dit :

 « (…) j’ouvre ce cahier point d’appui de mon désarroi : notre longue pratique m’a enseigné que la confidence noie la douleur » (USLL, p.)

Et au début des chapitres 14 et 17, elle répète respectivement :

« Enfin seule, pour donner libre cours à ma surprise de jauger ma détresse. » (USLL, p.59)

« J’ai dit l’essentiel, car la douleur, même ancienne, fait les mêmes lacérations dans l’individu, quand on l’évoque » (USLL, p.81)

Or le lyrisme, s’il n’est pas collectif est l’expression des sentiments profonds et personnels d’un auteur. C’est pourquoi, Ibiyemi MOJOLA, clarifie le concept en ces termes :

«  le roman doit son succès non seulement aux préoccupations idéologiques de  la romancière mais aussi à l’appel à la sensibilité du lecteur par son style et ses thèmes lyriques. Comme l’amour, l’amitié, la mort, la solitude, le désespoir , le destin (...). En effet, une si longue lettre est l’expression des sentiments profonds de Ramatoulaye, la narratrice ( …) »[2]

C’est dire que tout le ton lyrique de confidentialité emprunté par le narratrice donne sans doute à la narration une dimension subjective, si tant est que l’objectivité d’un récit ne pourrait se concevoir que par rapport à la neutralité du narrateur. Or tout le monde le sait, la narratrice d’Une si longue lettre, nous le verrons par l’étude de la subjectivité par les désignations linguistiques, est loin d’être neutre. En outre, un récit objectif ne peut pas être lyrique dans la mesure où la fidélité du narrateur à l’histoire racontée doit être infaillible et dépourvue de sentiments émotionnels, alors que la narratrice d’Une si longue lettre se dit « excessivement  sentimentale » ( USLL, p 21 ) . Les limites de l’objectivité de la narratrice se perçoivent aisément de son jugement complaisant et même simpliste en faveur de sa fille  tombée enceinte, elle pense :

«  on est mère pour comprendre l’inexplicable » dit-elle : (p 120).

Ce raisonnement subjectif ne peut se comprendre que par l’expression de l’amour maternel, autre forme de lyrisme . En réalité, même si la portée idéologique de l’œuvre semble retenir l’attention de la quasi-totalité des lecteurs et critiques littéraires, le récit d’USLL, à travers un soubassement lyrique incontestable, a fini de convaincre plus d’un lecteur de l’empreinte subjective que la narratrice imprime de manière indélébile à son tente. IL faut dire que l’amour, thème lyrique par excellence, domine toute la relation épistolaire ; Or « le mot « aimer » avait une résonance particulière » (USLL, p.28). Cette particularité du sentiment d’amour confère au texte un caractère éminemment subjectif. Relevons à titre d’illustration quelques exemples qui l’attestent :

« tu connais ma sensibilité, l’immense amour que je vouais à Modou » (USLL,p.82)

« la saveur de la vie c’est l’amour. Le sel de la vie , c’est l’amour encore » (USLL,p.94)        

Dès lors, l’objectivité apparente qui semble se dégager de l’engagement sincère et idéologique de la narratrice se trouve limitée par l’inférence subjective de la narratrice dans le texte qu’on peut étudier à travers le langage qu’elle utilise.

LA SUBJECTIVITE LANGAGIERE

La subjectivité du langage relève certes de la subjectivité lyrique mais plus précisément du lyrisme du langage. En d’autres termes, étudier la subjectivité langagière revient à montrer le caractère subjectif des désignations linguistiques employées dans Une si longue lettre.

LA SUBJECTIVITE PAR LES DESIGNATIONS LINGUISTIQUES

Les désignations linguistiques les plus remarquables dans Une si longue lettre sont celles des deux premières personnes singulières et plurielles par lesquelles la narratrice se confond de manière omnisciente à l’histoire racontée.

LA SUBJECTIVITE PAR LA PREMIERE SINGULIERE « JE »

S’il n’est pas toujours vrai que la première personne, même si elle désigne la marque du narrateur dans un texte de fiction, ne traduit pas toujours la subjectivité de celui-ci, il paraît important de rappeler que dans Une si longue lettre la narratrice l’utilise au premier degré en choisissant d’être omnisciente et omniprésente[3]. Jean Marie Volet n’a pas manqué de souligner cette omniscience du personnage - narrateur qui a choisi subjectivement d’en dire plus que les autres personnages n’en savent, notamment la destinataire de sa lettre, Aïssatou. Elle pense à propos de la narratrice :

« (…), Ramatoulaye domine tout l’espace – à défaut de l’occuper dans son entier – (…) »[4]

C’est pourquoi son témoignage sur son propre passé souffre naturellement d’un manque d’objectivité dont Ramatoulaye se passe délibérément pour inscrire sa démarche dans une perspective lyrique et subjective, au lieu de s’en tenir à un « je » de témoignage et de fidélité, donc d’objectivité qui rappellerait leurs histoires sans une forme quelconque d’inférence possible. De plus, la première personne singulière de témoignage lui aurait permis de dissimuler sa subjectivité derrière la neutralité de son point de vue. Malheureusement son engagement, trop poussé en faveur du genre auquel elle appartient, a maintenu sa relation épistolaire dans un prisme partisan qui en a limité toute l’objectivité. A ce propos, Ibeyemi Mojola n’a-t-il  pas eu raison d’affirmer :

« le style d’une si longue lettre paraît parfois objectif mais en réalité, il est purement subjectif. (…). L’emploi du pronom personnel à la première personne singulière « je » établit un ton de confidentialité et de subjectivité »[5]

Cette confusion volontaire de Mariama Bâ est un prétexte pour donner au lecteur l’impression d’avoir confié l’initiative de l’histoire racontée à un personnage fictif qui ne doit son existence qu’au texte, dans le dessein de feindre une neutralité objective qui n’en est pas une et qui aurait pu la mettre en dehors du texte. Cette pseudo-neutralité n’est rien d’autre qu’un leurre lyrique qui enfonce davantage le lectorat dans la subjectivité de la narratrice - protagoniste, j’allais dire de la narratrice – auteur. Voilà ce que Jean Marie Volet en dit :

«  (…. )  Le nom de «   Ramatoulaye »  apparaît tout au plus une dizaine de fois dans le roman mais ce personnage assume le rôle de narratrice et se cache derrière  une très grande partie des 541 « Je/j’ » que l’ordinateur a relevés dans le texte »[6].

Le dessein de l’auteur d’Une Si Longue Lettre n’est pas alors d’être objectif, peut-être est-elle devenue subjective involontairement, le quintessence c’est qu’elle «  (…) impose sa loi au roman au niveau de l’écriture, de moins en moins au titre de simple «  code » et de plus en plus comme l’expression d’un pouvoir diffus qui habite d’abord l’esprit de l’auteur avant d’émigrer en direction du lecteur où il produit certains «  effets » par l’intermédiaire du texte »[7]. Ainsi pourrions-nous relever autant de «  je » que d’exemples dans USLL. Il faut dire que la narratrice cherchera toujours à cacher son jeu et sa  subjectivité derrière le lyrisme collectif qu’exprime la première personne plurielle.

LA SUBJECTIVITE PAR LA PREMIERE PERSONNE PLURIELLE « NOUS »

La narratrice d’Une Si Longue Lettre ne parle pas simplement à la première personne singulière. En effet,  l’utilisation du « nous » la confondant avec la prétendue destinataire de la lettre, Aïssatou, permet à Ramatoulaye d’échapper à sa propre subjectivité par un besoin d’objectivité collective. En réalité, il n’en sera rien du tout car, la narratrice au contraire se complait davantage  à se  jouer des autres, sa destinataire et son lectorat en choisissant, non sans subjectivité, de raconter simultanément leurs deux histoires et celle de Jacqueline comme témoignage lyrique et subjectif. En vérité, ce qui semble paradoxal, c’est qu’elle n’apprend rien à Aïssatou qui aurait pu être la narratrice principale, à juste titre ; En effet, au début du Chapitre 4, Ramatoulaye dit à son amie :

« Aïssatou, mon amie, je t’ennuie, peut-être, à te relater ce que tu sais déjà. » (USLL, p.19)                                           

Ce qui paraît subjectif c’est comment la narratrice a pu, mieux qu’Aïssatou et de manière objective, lui raconter sa propre histoire ? Surtout, aucun lecteur ne peut l’ignorer, elle a évoqué l’histoire de son amie pour mieux justifier la sienne et toucher la sensibilité collective, ce qu’elle a réussi exceptionnellement. Par contre, là où son récit paraît subjectif, c’est que la première personne plurielle maintient le lecteur dans une parfaite confusion lyrique qui l’entraîne dans les méandres sentimentales de la narratrice. Elle explique :

« Nos existences se côtoyaient. Nous connaissions les bouderies et les réconciliations de la vie conjugale » (USLLp.33)

« Le plaisir que nous goûtions et qui fêtait tous nos sens, enivrait sainement, aussi bien le riche que le pauvre. Notre communion, avec la nature profonde, insondable et illimitée désintoxiquait notre âme » (USLL,p.37)

Ainsi, en voulant dissimuler sa subjectivité dans le lyrisme collectif, Ramatoulaye, a peut-être, sans le vouloir, limiter l’objectivité de son texte, dès lors que par la désignation de la première personne plurielle, elle enferme la narration dans une perspective confidentielle dont elle est  la seule avec Aïssatou à déterminer les secrets. C’est peut-être ce que Mojola a voulu expliquer lorsqu’il dit :

« L’emploi de « nous » pronom personnel de la première personne plurielle fait voir le ton affectif remontant aux expériences partagées »[8] 

Ce lyrisme collectif n’atténue pas pour autant la subjectivité exprimée par la narratrice dans sa relation épistolaire. Elle s’est servie de la première personne plurielle pour tenter de donner une objectivité apparente à son récit. Malheureusement, sa démarche est restée plus subjective qu’avec l’utilisation de la première personne singulière car, elle ajoute à son lyrisme subjectif celui de son amie. Ce qui oriente son texte vers une indétermination axiologique[9].

 

L’INDETERMINATION AXIOLOGIQUE

Si la relation épistolaire de Ramatoulaye, a eu le mérite d’être truculente et toujours actuelle par sa portée idéologique incontestable, elle reste marquée par ce que Thomas Pavel a appelé l’indétermination axiologique, c’est-à-dire, des axes de la narration. Or, la diversité  thématique de  l’œuvre fait que le lecteur d’Une Si.Longue.Lettre se trouve partagé entre les sentiments de la narratrice et son idéologie féministe. Notre dessein est d’étudier les éléments qui caractérisent ce paradoxe axiologique ou thématique.

Le Paradoxe thématique

La majorité du lectorat d’Une S.L.L s’est mise à l’évidence que le féminisme est le thème principal de l’œuvre or, on oublie toujours que le prétexte de la lettre de Ramatoulaye est d’abord et avant tout les histoires d’amour,  de deux amies déçues et trahies par leurs maris qui se rappellent leur passé par la relation épistolaire. N’oublions pas que la narratrice répond à une lettre de son amie ; le récit ne le dit pas expressément, mais le lecteur doit le deviner dès lors qu’il a lu les premiers mots de la lettre :

« Aïssatou, j’ai reçu ton mot. En guise de réponse, j’ouvre ce cahier (…) » (USLL, p.7)

« Ousmane, mon dernier né, me tend ta lettre, (…), c’est Tante Aïssatou » (USLL, p.104)

  Où se trouve alors le paradoxe thématique dans tout cela ? Eh bien sachons qu’entre l’engagement idéologique contre la polygamie et le besoin d’aimer pour l’éternité Modou, même mort, paraît sans limite occulter l’objectivité de la narratrice. L’indétermination ou l’incertitude de la narratrice s’affirment aussi au 16 éme chapitre où elle s’installe dans une contradiction entre la volonté de condamner l’attitude injuste de son mari, Modou, par les multiples exclamations et interrogations, et celle de garder intact l’amour qu’elle lui voue. Ce dilemme racinien du sentiment d’aimer et de la raison de rompre est une marque indélébile de sa faiblesse sentimentale qui atténue, somme toute, la puissance apparente de son engagement idéologique en faveur de la femme. Relevons quelques passages du chapitre 16 qui justifient ce paradoxe thématique.

« Je survivais. Plus je réfléchissais , plus je savais gré à Modou d’avoir coupé tout contact. J’avais la solution souhaitée par mes enfants – La rupture – (…) » ( USLL, p77 ).

« Modou mesurait-il à son exorbitante proposition le vide de sa place, dans cette maison ? Modou me donnait-il des forces supérieures aux miennes pour épauler mes enfants » (USLL,p 78 ).

 

« Attendre ! Mais attendre quoi ! je n’étais pas divorcée (…) j’étais abandonnée » (USLL, p 79 )

Ces formes exclamatives et interrogatives, choisies à titre d’illustration, parmi les multiples employées dans le texte, atténue non seulement la portée idéologique et objective d’Une Si Longue Lettre, mais brise surtout la Psychologie de la femme, dont elle défend la cause, qui se trouve ainsi assujettie à  l’homme; car le personnage de Modou, malgré l’abandon de sa première famille reste imperturbable. C’est qu’en choisissant, par l’interrogation et l’exclamation de toucher la sensibilité du lecteur, elle lui donne en même temps la possibilité de lui proposer des solutions à sa propre angoisse existentielle et celle de toutes les femmes. Cette participation virtuelle du lecteur dans la narration, que la narratrice sollicite sans cesse par ses thèmes, ses multiples interrogations et ses inquiétudes justifient sans doute les limites de son engagement idéologique par l’expression constante de ses sentiments de faiblesse. En réalité, malgré la condamnation apparente et virulente de Modou, Ramatoulaye n’a jamais cessé de l’aimer, car dit-elle :

« (…) je reste fidèle à l’amour de ma jeunesse. Aïssatou, je pleure Modou et je n’y peux rien » (USLL,p.83)

 Malgré ses multiples angoisses sentimentales, les perturbations sociales et conjugales, consécutives à l’abandon de Modou, et qui sont les causes de son désarroi, elle garde encore de l'amour et de l'estime pour lui. Elle ne paraît avoir de choix que pour exprimer un sentiment de faiblesse vis à vis de celui-ci dont l’attitude ne suscite en elle que des interrogations qu’elle tente de s’expliquer en ces termes :

« Pourquoi ? Pourquoi Modou s’est-il détaché ? Pourquoi a-t-il détaché ? Pourquoi a t-il introduit Binetou entre nous ? » (USLL, p.83).

En vérité, elle n’est pas objective que lorsqu’elle parle de son amour pour Modou et non de féminisme paradoxalement même si elle affirme son engagement en ces termes :

«  La femme ne doit plus être l’accessoire qui orne. L’objet que l’on déplace, la compagne qu’on flatte ou calme avec des promesses. La femme est la racine première, fondamentale de la nation où se greffe tout apport, d’où part toute floraison » (USLL,p.90)

 

Nous pourrions ainsi continuer à relever des passages entiers du texte où la narratrice navigue entre sa passion amoureuse et son engagement idéologique sans pouvoir jamais choisir entre les deux, comme dans un drame cornélien. Mais puisqu’il nous faut bien nous arrêter pour laisser la parole aux autres, nous vous laissons donc la latitude de poursuivre la réflexion.

A présent permettez-nous non pas de conclure - puisque la réflexion n’est pas achevée - mais de vous inviter à réfléchir autour de la question suivante : Mariamâ Bâ avait-elle cessé d’être femme en se faisant féministe ? Nous vous remercions de votre aimable attention.

 


[1] Hegel G.W.F. La poésie. Paris Aubier-Montagne, C 1965, p. 255, cité par Ibeyemi Mojola

[2] Ibeyemi Mojola. « Mariâma Ba et la Muse lyrique dans une si longue lettre », Obefemi Awolowo University, ILE-IFE, NIGERIA, article publié sur le net

[3] c’est le cas du narrateur extradiégétique, c’est -à -dire le narrateur principal

[4] Jean Marie Volet. « Lecture, personnages romanesques et conquête de nouveaux espaces : le cas d’Une Si Longue Lettre », article publié sur le net.

[5] Ibeyemi Mojola. « Mariama Bâ et la Muse lyrique dans Une Si Longue Lettre », , article publié sur le net.

[6] Jean Marie Volet, op.cit

[7] Jean Marie Volet, op.cit

[8] Ibeyemi Mojola, ,op.cit

[9] Thomas Pavel

INTRODUCTION

Publié dans littérature africaine

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Bonjour je me prénomme nadia mère de 3 enfants. Je vivais à briouze avec mon mari, quand en 2018 il décida d'aller en voyage d'affaire à Bresil , où il tomba sur le charme d'une jeune vénézuélienne et ne semblait même plus rentrer. Ces appels devenaient rares et il décrochait quelquefois seulement et après du tout plus quand je l'appelais. En février 2019, il décrocha une fois et m'interdit même de le déranger. Toutes les tentatives pour l'amener à la raison sont soldée par l'insuccès. Nos deux parents les proches amis ont essayés en vain. Par un calme après midi du 17 février 2019, alors que je parcourais les annonce d'un site d'ésotérisme, je tombais sur l'annonce d'un grand marabout du nom ZOKLI que j'essayai toute désespérée et avec peu de foi car j'avais eu a contacter 3 marabouts ici en France sans résultat. Le grand maître ZOKLI promettait un retour au ménage en au plus 7 jours . Au premier il me demande d’espérer un appel avant 72 heures de mon homme, ce qui se réalisait 48 heures après. Je l'informais du résultat et il poursuivait ses rituels.Grande fut ma surprise quand mon mari m’appela de nouveau 4 jours après pour m'annoncer son retour dans 03 jours. Je ne croyais vraiment pas, mais étonnée j'étais de le voire à l'aéroport à l'heure et au jour dits. Depuis son arrivée tout était revenu dans l'ordre. c'est après l'arrivé de mon homme que je décidai de le récompenser pour le service rendu car a vrai dire j'ai pas du tout confiance en ces retour mais cet homme m'a montré le contraire.il intervient dans les domaines suivants

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O
Bravo déjà pour le blog et la richesse de son contenu; félicitation et bonne continuation.
A la lecture de cette lecture critique (pardonnez du peu...) sur l'oeuvre de Mariama Bâ, tu sembles dénicher le moi subtil de l'auteur d'"Une si longue lettre", malgré sa volonté bien littéraire de le camouffler sous un voile épistolaire emprunté; ce qui, heureusement, n'échappe pas, pas du tout alors,à ton oeil expert, celui du lecteur vigilent qui sait bien ce que lire veut dire.
Mais alors, une seule question triture à présent mon petit cerveau d'"illétré", peut-on faire preuve d'objectivité dans une oeuvre aussi créative que littéraire; autrement dit l'auteur, comme tout artiste créateur d'ailleurs, pourrait-il se déporter totalement du moi fondateur ou inspirateur? Y aurait-il un texte sans pretexte, ou sans le pré-texte?
Dans ce cas l'objectivité serait-elle alors la fidélité constante à un soi tout aussi constant?
Excuses moi quand-même, peut-être que je n'ai rien compris; mais alors que cette non-comréhension ouvre seulement le débat, chez tietielino bien sûr!
Bonne continuation
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